Punaises de lit en EHPAD et foyers d’hébergement : détecter, réagir et organiser la prévention
Par PREVA CONSEILS · · Lecture : 9 min · Article mis à jour
Signes à repérer, protocole officiel en six étapes, prise en charge du résident, protection du personnel et erreurs à éviter : une méthode pour les équipes d’hébergement.
Les coutures du matelas sont la première zone à inspecter. Photo d’illustration générée par IA.
Une résidente qui se gratte le matin, de petites taches noires sur une couture de matelas, une aide-soignante qui remarque des points de sang sur un drap : en EHPAD comme en foyer d’hébergement, les punaises de lit se repèrent d’abord par des indices discrets. Plus on attend, plus elles gagnent les chambres voisines. La réponse tient en trois mots : détecter tôt, réagir avec méthode, organiser la prévention.
Cet article sur les punaises de lit en EHPAD et en foyer d’hébergement s’appuie sur les recommandations officielles destinées aux établissements et services médico-sociaux et sur le guide 2024 pour les établissements de santé et médico-sociaux. Il s’adresse aux directions, aux cadres de santé, aux responsables hôteliers et aux équipes de terrain.
Informations vérifiées le 21 août 2026. Les textes et guides cités sont indiqués en fin d’article.
Pourquoi les punaises de lit en EHPAD et en foyer sont si fréquentes
Les punaises de lit n’ont rien à voir avec l’hygiène d’un lieu. Elles voyagent dans les bagages, les vêtements, la literie et les meubles d’occasion ; tout le monde peut être concerné. En effet, entre 2017 et 2022, les punaises ont infesté 11 % des foyers français, et le niveau de revenu ne protège pas de l’infestation. [S3]
De plus, un établissement d’hébergement cumule les facteurs d’exposition : admissions et retours d’hospitalisation avec des effets personnels, visites quotidiennes des familles, intervenants extérieurs, mobilier en tissu, chambres contiguës. S’y ajoute une difficulté propre au médico-social : certains résidents ne signalent pas des piqûres, ne les ressentent pas ou ne peuvent pas les décrire. Environ 30 % des personnes piquées ne réagissent pas. [S2]
Les punaises ne transmettent pas de maladie, mais elles dégradent le sommeil, le moral et la qualité de vie, et une infestation qui dure pèse lourdement sur les équipes et sur le budget. [S3]
Reconnaître une infestation : les signes et les zones à inspecter
D’abord, le diagnostic repose sur des indices précis. On les recherche avec une lampe, lentement, dans les cachettes proches du lit.
Ce que l’on cherche
Où regarder
Déjections : taches noires ou brunes de 1 à 10 mm
Coutures et étiquette du matelas, sommier, plinthes, murs, prises et gaines électriques
Piqûres : lésions qui démangent, souvent le matin, groupées ou alignées par 3 à 6 sur les zones découvertes
Bras, épaules, cou, jambes du résident ; penser aux personnes qui ne se plaignent pas
Traces de sang dues aux insectes écrasés
Draps, taie d’oreiller
Insectes vivants ou mues : 4 à 7 mm, bruns, aplatis
Table de nuit, fauteuil, cadre de lit ; visibles de jour seulement en infestation massive
La recherche ne s’arrête pas à la chambre signalée : elle s’étend aux chambres voisines, au-dessus et en dessous, ainsi qu’aux lieux fréquentés par le résident (salon, salle d’animation, fauteuils de l’accueil). [S2]
Dès la suspicion : qui prévenir, et quel objectif
Le message adressé aux établissements médico-sociaux par la Direction générale de la santé et la Direction générale de la cohésion sociale fixe le cap : l’objectif est « zéro punaise », il n’existe pas de niveau d’infestation tolérable. En cas de suspicion, l’établissement contacte le CPIAS, l’équipe mobile d’hygiène ou l’équipe opérationnelle d’hygiène dont il dépend, afin d’établir un diagnostic de certitude dans les meilleurs délais. [S1]
Ensuite, le diagnostic peut s’appuyer sur l’observation directe, un spécialiste ou un chien renifleur, utile en début d’infestation lorsque les insectes sont peu nombreux. [S2] Tant que la présence n’est pas confirmée, on n’engage pas de traitement lourd ; cependant, on n’attend pas non plus pour isoler et observer.
Le réflexe à installer dans l’équipe : toute suspicion est signalée le jour même à une personne identifiée (cadre, responsable hôtelier, référent hygiène), sans attendre d’être sûr. Un signalement pour rien coûte dix minutes ; un signalement tardif coûte des semaines. Pour toute question, le numéro national d’information 0806 706 806 (prix d’un appel local) oriente vers les bons interlocuteurs. [S4]
Le protocole en six étapes
Concrètement, les recommandations officielles organisent la réponse en une gestion intégrée, à suivre dans l’ordre. [S1]
Confirmer la présence de punaises de lit (diagnostic de certitude).
Évaluer le niveau d’infestation et isoler si possible les locaux concernés, pour limiter le transport des insectes.
Lutter physiquement : ranger, laver, aspirer ; traiter par la chaleur ou par le froid, avec des professionnels si besoin.
Réévaluer l’efficacité et renouveler de façon ciblée si nécessaire.
Recourir à la lutte chimique, par un professionnel, seulement si l’infestation persiste.
Prévenir : mettre en place les outils qui évitent une nouvelle infestation.
Sur le terrain, la lutte physique a des exigences précises. D’abord, on aspire très lentement sur le lit, le matelas et toutes les cachettes ; puis on jette le sac de l’aspirateur dans un sac fermé et on nettoie le conduit à l’eau savonneuse. La chaleur sèche, avec un appareil d’air chaud d’au moins 90 °C passé lentement sur le matelas et les cachettes, est l’étape déterminante ; la vapeur classique est moins efficace et disperse œufs et insectes. Enfin, l’équipe surveille la chambre pendant trois semaines et recommence le traitement en cas de réapparition. [S2]
Prendre en charge le résident et ses effets
La séquence recommandée pour un résident dont la chambre est infestée est simple et doit être connue de tous : le résident prend une douche, si possible dans sa chambre, reçoit des vêtements propres et est installé dans une autre chambre. Ensuite, l’équipe place ses effets personnels dans des sacs plastiques doubles et fermés le temps des mesures, puis lave ses vêtements à 60 °C ou, s’ils ne le supportent pas, les congèle à –20 °C. [S1]
Deux règles évitent de propager l’infestation : en chambre double, examiner le voisin avant tout déménagement ; et ne sortir aucun mobilier, matelas ni effet personnel de la chambre avant la décontamination, pièce fermée pendant le traitement. De même, on met les textiles dans un sac fermé hermétiquement, puis on les lave à 60 °C ou on les passe au sèche-linge à programme fort. [S2]
Par ailleurs, l’information de la famille fait partie de la prise en charge : expliquer ce qui est fait, demander de vérifier les effets qui circulent entre le domicile et l’établissement, et, lorsque des visiteurs vivent dans un logement lui-même infesté, organiser les visites pour éviter les réintroductions. L’établissement n’intervient pas au domicile privé ; la famille se tourne vers son bailleur, son syndic ou une entreprise. [S2]
Protéger le personnel et les intervenants
Les soignants, les agents hôteliers et les intervenants extérieurs sont les premiers vecteurs involontaires entre les chambres. Quelques gestes réduisent fortement le risque : ne jamais s’asseoir sur le lit d’un résident ; en infestation massive, porter sur-blouse, sur-chaussures et charlotte, à éliminer dans un sac fermé ; retirer la tenue en roulant le côté exposé vers l’intérieur ; vérifier visuellement ses effets et les mettre en sac fermé ; en cas de doute au retour, laver et sécher ses vêtements selon la procédure des textiles. [S2]
Pour les services à domicile rattachés à l’établissement, la consigne officielle est de ne pas poser vêtements ni sacs sur un ameublement en tissu, mais sur du carrelage ou dans la cuisine. [S1]
Ce qu’il ne faut surtout pas faire
Pulvériser un insecticide soi-même. Les punaises sont de plus en plus résistantes et le produit les disperse vers d’autres chambres. La lutte chimique relève d’un professionnel, et seulement en dernier recours. [S2][S3]
Compter sur les huiles essentielles, les UV, l’ozone ou les antiseptiques. Leur efficacité n’est pas démontrée. La terre de diatomée est en outre dangereuse par inhalation. [S2]
Déplacer le résident avec ses affaires dans une chambre propre. C’est le moyen le plus sûr d’infester une deuxième chambre.
Jeter un matelas dans le couloir ou le local poubelles. Tout mobilier sort de la chambre après décontamination, emballé.
Taire le problème. La peur de la stigmatisation retarde la déclaration et aggrave l’infestation. [S3] Agir vite, préserver la confidentialité et ne pas stigmatiser la personne sont compatibles.
Organiser la prévention des punaises de lit en EHPAD et en foyer
Une procédure écrite et connue
Qui reçoit le signalement, qui confirme, qui appelle le CPIAS ou l’équipe d’hygiène, qui gère le linge, qui informe la famille, qui tient le suivi : l’établissement écrit ces rôles, les affiche et les tient à jour. Le message DGS/DGCS demande de sensibiliser les professionnels, les personnes accompagnées et leurs proches aux bonnes pratiques de prévention et de repérage. [S1]
Des points de vigilance à l’admission et au retour
Par exemple, un regard attentif sur les bagages et la literie apportés, une question posée avec tact sur une éventuelle infestation au domicile ou dans l’établissement précédent, et une inspection de la chambre à la première réfection du lit suffisent souvent à éviter une installation durable.
Une inspection régulière des chambres
De même, lors des changements de literie et du nettoyage approfondi, les agents hôteliers regardent les coutures du matelas, le sommier, les plinthes et les prises. Dix secondes par chambre, une fois par mois, repèrent une infestation à ses débuts.
Le mobilier et les flux
Par ailleurs, privilégier les lits et fauteuils à surfaces lisses, limiter les meubles d’occasion non traités, et organiser les circuits du linge sale en sacs fermés jusqu’à la lingerie.
Le suivi
Enfin, l’établissement consigne chaque épisode : date de signalement, chambres concernées, mesures prises, résultat de la surveillance à trois semaines. Ce journal sert ensuite à ajuster la procédure et à répondre aux familles et aux autorités.
Les erreurs les plus fréquentes en établissement
Attendre d’être sûr pour isoler. On peut isoler et observer sans avoir confirmé ; on ne peut pas rattraper deux semaines de propagation.
Traiter la chambre, oublier les voisines. Pourtant, l’inspection s’étend toujours aux chambres contiguës, au-dessus et en dessous.
Changer la literie sans traiter la chambre. Les punaises vivent dans les plinthes, les prises et le cadre de lit, pas seulement dans le matelas.
Laisser le linge voyager à découvert. Un chariot de linge sale non ensaché promène l’infestation dans tout le bâtiment.
Arrêter la surveillance trop tôt. En effet, trois semaines sans nouveau signe, c’est le minimum avant de considérer la chambre comme saine.
Exemple : un signalement en unité protégée
Situation fictive à adapter à votre établissement. Une aide-soignante remarque des piqûres alignées sur l’avant-bras d’une résidente qui ne se plaint de rien, et de petites taches noires sur la couture du matelas.
Signaler : elle prévient la cadre le matin même ; la chambre est fermée aux visites et le linge de lit mis en sac fermé sur place.
Confirmer : la cadre contacte l’équipe d’hygiène ; l’inspection à la lampe confirme la présence d’insectes vivants ; les deux chambres voisines sont inspectées.
Prendre en charge : la résidente est douchée, habillée de vêtements propres et installée dans une chambre inspectée ; ses effets sont ensachés en double sac ; la famille est informée et invitée à vérifier ce qu’elle apporte.
Traiter : rangement, aspiration lente, chaleur sèche par un prestataire ; aucun mobilier ne sort avant la fin du traitement ; surveillance pendant trois semaines, consignée.
Prévenir : rappel des gestes au personnel de l’unité, vérification des fauteuils du salon, point d’étape à un mois.
Au final, ce qui a fait la différence : le signalement du premier jour et le refus de déplacer la résidente avec ses affaires.
Le mot du préventeur
Dans un établissement, une infestation de punaises de lit en EHPAD ou en foyer n’est pas un problème de propreté : c’est un problème d’organisation. Ainsi, les équipes qui s’en sortent vite sont celles où chacun sait quoi regarder, à qui le dire et quoi ne pas faire en attendant.
Alors, formez les agents hôteliers et les soignants à reconnaître les signes, écrivez la procédure, et testez-la une fois comme on teste une évacuation. Le jour où un signalement arrive, la réponse sera déjà prête.
Face aux punaises de lit, la vitesse de réaction vaut plus que la puissance du traitement.
Former vos équipes à la prévention des punaises de lit
PREVA CONSEILS propose une formation sur les punaises de lit destinée aux établissements d’hébergement : reconnaître, réagir, organiser la prévention. Échangez avec nous sur les besoins de votre établissement.
Sources et textes de référence
Vérification documentaire : 21 août 2026. Les exemples et les conseils d’organisation constituent des recommandations pratiques proposées par PREVA CONSEILS, à adapter à l’évaluation des risques de l’établissement.
Les punaises de lit sont-elles dangereuses pour la santé ?
Même si une chambre à coucher se doit d’être fréquemment nettoyée, celle-ci n’est pas à l’abri des punaises de lit. En effet, les punaises de lit peuvent, malgré une bonne hygiène de vie, infester le matelas d’une chambre à coucher. Mais d’où viennent-elles ? Et comment arrivent ces nuisibles ?
On découvre souvent l’existence des punaises de lit chez soi par des piqûres sur la peau. Celles-ci sont plus ou moins dérangeantes et peuvent provoquer des allergies mais également de nombreuses démangeaisons. Mais les punaises de lit peuvent également avoir été emmenées indirectement par l’achat récent d’un ou plusieurs meubles d’occasion. Celles-ci étant déjà dans ces meubles, les punaises infectent directement le logement en question.
Les punaises de lit ne détruisent pas les effets personnels ou ne s’attaquent pas à une toiture par exemple à l’inverse des termites qui peuvent faire des ravages sur la charpente d’une maison. Malgré tout, la présence des punaises de lit reste un danger pour les personnes habitant le logement et notamment les enfants qui peuvent présenter de nombreuses allergies suite aux piqûres provoquées par les insectes. De plus, les punaises sont de véritables petits vampires qui aiment le sang. Celles-ci apprécient donc le sang humain mais également la chaleur et les recoins présents dans les maisons.
La punaise de lit transmet-elle des maladies ?
Les punaises de lit connaissent une recrudescence depuis la fin des années 90. Elles envahissent même le monde entier et ont donc pris quartier sur le vieux continent. Ces proliférations sont expliquées par des déplacements assez fréquents mais également le dérèglement des températures qui leur sont propices. Également, le phénomène de récupération des vieux objets comme la restauration d’anciens meubles peut également provoquer l’infestation des punaises de lit.
C’est également un manque de connaissances qui permet à la punaise de lit d’envahir nos intérieurs. Les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Toulon et enfin Nice sont toutes touchées par ces insectes nuisibles.
La question est : les punaises de lit transmettent-elles des maladies ? La réponse semble pour l’instant négative malgré qu’elles piquent en suçant l’hémoglobine de sa victime pour se nourrir. Les piqûres sont douloureuses et provoquent des petites lésions sur la peau qui peuvent gonfler et parfois même s’infecter pour les personnes les plus allergiques.
Impacts sur la santé et la qualité de vie
Les punaises de lit ne transmettent pas de maladie à la personne qu’elles piquent. Cependant, des études probantes ont démontré qu’une infestation non contrôlée d’un domicile ou d’un lieu public peut engendrer des impacts notables sur la santé physique et mentale de ses occupants.
Entre autres, les punaises de lit peuvent :
Créer des lésions cutanées appelées papules œdémateuses après chaque piqûre. On remarque souvent une ponction centrale au site d’inoculation.
Susciter des troubles du sommeil, de l’anxiété, de l’insécurité, de l’isolement social et l’exacerbation de troubles psychiques existants.
Les intervenants de la santé doivent donc être vigilants devant les troubles psychologiques qui accompagnent régulièrement une infestation, notamment chez les populations vulnérables.
Par ailleurs, l’utilisation inappropriée d’insecticides peut causer des problèmes de santé chez les occupants et les exterminateurs. Les propriétaires et les locataires sont particulièrement à risque lorsqu’ils décident d’épandre eux-mêmes les insecticides.
Afin de prévenir les impacts possibles sur la santé, il importe de savoir reconnaître les punaises de lit et en prévenir correctement l’infestation. Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre…
Autres problèmes associés
D’autres problèmes dermatologiques, moins fréquents, peuvent être associés aux punaises de lit.
Symptômes : Papules de 3 à 10 mm, groupées, parfois surmontées d’une vésicule, plus persistantes que les papules œdémateuses ou l’urticaire typique : durée de quelques semaines à plusieurs mois ; fréquentes chez les enfants de 2 à 5 ans, notamment lorsqu’ils ont des allergies.
Symptômes : Lymphe recouverte d’une croûte jaunâtre, ayant tendance à se propager.
Bon à Savoir
Les punaises de lit ne transmettent pas de maladies , bien qu’elles aient des effets notables sur la santé physique et mentale de ses occupants. Les victimes de punaises des lits peuvent signaler des effets secondaires négatifs sur la santé mentale, y compris la paranoïa, les troubles du sommeil, les cauchemars et un niveau extrême de vigilance pour empêcher les punaises de revenir. D’autres symptômes comprennent des pensées obsessionnelles ou intrusives et une anxiété accrue; et également des problèmes dermatologiques à ne pas négliger.
4,7 millions de personnes, soit 7% de la population française, ont été confrontées aux punaises de lit durant les 5 dernières années. Toutes les catégories socioprofessionnelles sont touchées de manière quasi égale et toutes les régions de France, avec une surreprésentation de l’Ile-de-France.
Les chiffres clés de la situation
Si globalement, il y a une recrudescence des propagations partout en France, il semblerait que la région Ile-de-France soit la plus touchée du pays, avec 29% des propagations. L’étude, réalisée par Ipsos et mise en ligne début février, a été menée sur un échantillon de plus de 12 000 personnes représentatives de la société (sexe, âge, région, CSP…).
52% ont mis plus de 2 mois à s’en débarrasser ou n’en sont toujours pas débarrassés
Toutes les CSP sont touchées à part presque égale.
70% n’ont pas été satisfaits du service de la ou des entreprises de traitement choisies
En moyenne 1 249€ dépensés
Pour les locataires, malgré la loi ÉLAN le propriétaire ne prend la désinsectisation totalement en charge que dans 41% des cas
36% recommanderait à un proche de faire attention aux arnaques
Pourquoi les professionnels doivent apporter une preuve de leurs compétences ?
Une confiance doit se construire face au besoin impérieux des victimes de trouver une solution rapidement : le rapport vis-à-vis des professionnels est en effet ambivalent, quand ils choisissent d’y avoir recours, seuls 30% en sont satisfaits et les motifs d’insatisfaction ne manquent pas ; plus des deux tiers d’entre eux conseillent toutefois d’y faire appel. A travers leurs propos, se dessinent leurs attentes vis-à-vis de la profession : le sérieux, la qualité, la transparence, le bon rapport qualité/prix, la disponibilité.
Une méconnaissance du marché : des professionnels qui sont le plus souvent contactés sur recommandation du propriétaire des lieux ou d’un proche, car peu prennent le temps de se renseigner auprès de sources officielles, et de leur aveu beaucoup manquent finalement d’informations sur l’entreprise choisie. Une méconnaissance qui entretient une crainte de l’arnaque, décrédibilisant la profession : un tiers préconise ainsi de faire attention.
Plan d’éradication des punaises de lit
Les piqûres de punaises se soignent bien mais l’élimination des insectes du logement n’est pas aussi facile ! Il faut en moyenne 2,5 mois pour s’en débarrasser. Selon l’étude, 36 % des personnes interrogées ont mis entre 2 et 6 mois pour en venir à bout. Les particuliers ont parfois tardé à intervenir par manque de connaissances. Or, comme le rappelle le spécialiste Romain Lasseur : « La progression des punaises peut être exceptionnelle en quelques semaines ».
Pour éradiquer les punaises de lit, un plan sera présenté dans les prochaines semaines par Emmanuelle Wargon, ministre en charge du logement. Il s’agira de renforcer les connaissances scientifiques, proposer un dispositif d’information destiné aux Français leur permettant d’identifier le plus tôt la présence de punaises de lit dans leur logement. Ce plan devra également améliorer les traitements pour s’en débarrasser et accompagner les ménages modestes car « le traitement est trop cher ». Il faut en effet compter selon l’étude de Badbugs en moyenne 620 € pour un traitement assuré par un professionnel. Mais la facture que doivent acquitter les ménages est bien plus importante atteignant en moyenne 1 249 €. Il faut en effet y ajouter des services complémentaires comme le traitement du linge et le coût de dommages collatéraux comme celui des meubles ou objets abîmés.
Ce qu’il faut retenir
L’étude d’Ipsos nous prouve encore l’ampleur du fléau “punaises de lit” en France. On remarque que l’Ile-de-France est la région la plus touchée par ce fléau, et elle fait partie des régions les plus peuplées de France. Des mesures vont être prises pour mettre en place un plan d’éradication définitive de ces nuisibles. Mais pendant ce temps il convient à chacun d’entre nous d’être suffisamment informé sur les moyens de prévention et d’éradication des punaises de lit. C’est dans cette optique de lutte que Preva Conseils vous propose une formation sur le sujet et à moindre coût dans le but de vous instruire sur ce que c’est que les punaises de lit, sur comment prévenir leur arrivée et sur comment les éradiquer.
Le prix pour détecter la présence de punaises de lit
Le prix moyen pour une détection de punaises de lit est compris entre 60€ et 110€ TTC. Ce tarif varie selon la surface à détecter. L’exterminateur intervient pour trouver une éventuelle source d’infestation. L’inspection dure en moyenne 30 minutes.
Prix pour une détection canine
Le prix d’une détection canine de punaises de lit est compris entre 150€ et 250€ TTC à Paris. Une intervention avec un chien détecteur constitue à connaître l’endroit précis de l’infestation. Le chien peut par exemple délimiter la zone infestée de punaises. Cette technique est souvent réalisée dans le but d’une prévention dans les hôtels en cas de suspicions. En effet un hôtel est donc amené régulièrement à utiliser un service de détection afin d’empêcher tous risques de prolifération.
Le prix d’une désinsectisation se calcule par rapport à la surface à traiter
Tout d’abord, il faut savoir que l’extermination des punaises de lit peut avoir lieu si un espace est occupé ou vacant. Les exterminateurs ont très souvent un tarif fixe par mètre carré, qui inclut des services de désinsectisation pour une infestation légère à modérée. Donc si vous avez une grande maison, attendez-vous à payer plus cher que pour un petit studio.
Pour une pièce de taille moyenne, le prix est d’environ 190€, ainsi, trois pièces équivalent à 380€. Les entreprises tarifent les interventions au m². Un m² est compris entre 6-10€ selon la taille de la surface à traiter. Plus la taille est grande, plus le prix du m² diminue. Par exemple, le traitement de désinsectisation d’une surface d’un appartement entre 30 et 50 m² vaut 7€ le m² tandis que celui d’une surface comprise entre 80 à 100 m² vaut 5,5€ le m².
Conséquences du niveau d’infestation sur le coût.
Si l’infestation de votre espace est sévère, le coût par mètre carré sera plus élevé, car l’exterminateur devra utiliser une plus grande quantité de produits et passer plus de temps sur la désinsectisation de votre propriété. Il en est de même si vous avez beaucoup de meubles infectés ou si votre maison est en désordre ou très encombrée. En bref, plus les conditions de travail seront compliquées pour les professionnels, plus vous payerez cher ! Il serait donc prudent de ranger un petit peu avant d’appeler un exterminateur pour un devis !
Bien choisir l’entreprise d’extermination de punaises de lit
Faire appel à une entreprise de punaises de lit est très bénéfique. En ayant les compétences nécessaires, ces entreprises garantissent un résultat positif et suppriment le risque d’utiliser des produits inappropriés. Néanmoins, il est important de bien choisir l’entreprise qui vous aidera à éradiquer ce fléau.
Après le choix de l’entreprise, il est important de connaître les critères pris en compte pour le traitement de punaises de lit lors de l’établissement d’un devis. Ainsi, le premier critère pris en compte est votre région qui influencera les frais de transport des intervenants. Ensuite, pour établir un devis, l’entreprise prendra en compte l’ampleur de la contamination qui permettra de connaître l’envergure des zones à traiter. En addition, les méthodes ainsi que les produits utilisés affectent également le devis. Les travaux seront faits en fonction de la taille de la location et les meubles ou les objets infectés. Enfin, un autre critère à prendre en compte est la fréquence de passage de l’équipe de désinsectisation. En effet, ils peuvent être payés par intervention ou en choisissant une offre complète de traitement proposée par l’entreprise.
Ce qu’il faut retenir
Les punaises de lit sont devenues un fléau très répandu en France ces dernières années. Les tarifs de désinsectisation de ces nuisibles varient en fonction de la taille de la zone infestée, de l’ampleur de l’infestation et de l’entreprise de désinsectisation à qui vous avez fait appel.
Vous n’êtes jamais à l’abri d’une arnaque donc il est nécessaire de bien choisir votre professionnel de désinsectisation. Une formation contre les punaises de lit pourrait vous être bénéfique pour prévenir la présence de ces nuisibles et les éradiquer de vous-même. Preva conseils vous propose donc sa formation adaptée aux particuliers à un prix nettement plus abordable qui vous permettra de gagner en autonomie et de réagir rapidement en cas d’infestation aux punaises de lit.
Les punaises de lit se cachent à l’abri des regards, mais elles sont une triste réalité pour bon nombre de personnes. Elles ne font pas de distinction entre les environnements propres et organisés et les endroits sales et désordonnés, ni entre les espaces publics et personnels. Cependant, les environnements encombrés avec de multiples cachettes peuvent rendre la lutte contre les punaises de lit plus difficile. Découvrez où se cachent ces nuisibles afin de pouvoir les détecter rapidement.
Les punaises de litaiment les environnements chauds et humides. Ils privilégient les endroits associés aux humains, afin de se trouver à proximité d’un hôte vertébré à sang chaud.
Ces insectes sont attirés par la chaleur, l’humidité de votre corps et le CO2. Ils peuvent détecter ces indices de recherche d’hôte à une distance d’environ un mètre. Le lieu où elles se cachent est corrélé à la disponibilité d’une alimentation en sang. De plus, ces petits parasites ont la faculté de rester tapis et à couvert jusqu’à ce que l’occasion se présente pour sortir de leur cachette pour se nourrir.
Les punaises de lit sont nocturnes et principalement actives la nuit, alors que se passe-t-il lorsque le soleil se lève ?
Les punaises de lit ne rampent généralement pas sur de longues distances et n’ont pas d’ailes. Elles ont donc tendance à rester près des hôtes potentiels de leurs repas sanguins. Les endroits où l’on peut trouver des infestations de punaises de lit dans une chambre à coucher sont : le cadre du lit, le matelas et le sommier. Lorsqu’elles se nourrissent, les punaises de lit s’accrochent au corps de leurs hôtes. Entre deux repas, on peut également trouver des punaises de lit à proximité sur les meubles, derrière le papier peint et sous le bord de la moquette.
Où trouve-t-on les punaises de lit ?
Si les chambres à coucher ont tendance à abriter plus de punaises de lit que les autres endroits de la maison, il faut savoir qu’elles peuvent se cacher partout où les gens ont tendance à dormir ou à se reposer.
Étant donné qu’elles ne peuvent pas se déplacer sur de trop grandes distances par leurs propres moyens, elles ont trouvé de nombreux subterfuges pour voyager.
Voici quelques exemples d’autres cachettes : les coussins dans les cinémas et les avions, les sièges dans les bus et les taxis, les chaises dans les salles de pause, les zones de stockage, les bureaux ou les salons avec des meubles rembourrés.
Pour minimiser le risque d’une invasion de punaises de lit, pensez à prendre des précautions telles que mettre votre sac à main sur vos genoux plutôt que sur le sol dans un aéroport. Placer les bagages dans la salle de bain sur un sol dur et sans tapis dans les chambres d’hôtel jusqu’à ce que vous inspectiez les lieux.
Tous les lieux très fréquentés et dans lesquels les gens dorment et sont amenés à apporter leurs effets personnels sont des zones dans lesquelles il faut rester vigilants.
La chambre, une zone d’infestation à surveiller
L’endroit le plus propice à l’infestation reste le lieu de vie, et la chambre à coucher en particulier. Si ces petites bêtes portent le nom de punaises de lit, c’est bien parce que leur lieu dans lequel ils élisent le plus domicile est la chambre à coucher, et plus particulièrement la literie. C’est donc une zone à surveiller de très près.
Faites-vous accompagner et suivez les conseils d’un professionnel pour explorer efficacement vos cadres de lit, matelas et sommier à la recherche de ces petits parasites qui pourraient bien vous gâcher l’existence.
Leur forme aplatie leur permet de se cacher dans les fissures et les crevasses. C’est ainsi qu’on peut les trouver dans les murs, les planchers et même dans les prises électriques. Autour du lit, on peut les trouver près des tuyaux, des coutures et des étiquettes du matelas et du sommier, ainsi que dans les brèches du cadre du lit et de la tête de lit.
Si la chambre est fortement infestée, vous risquez de trouver des punaises de lit dans d’autres endroits de la pièce : dans les coutures des chaises et des canapés, entre les coussins ou dans les plis des rideaux.
Elles peuvent aussi s’infiltrer dans des endroits encore plus improbables, tels que les jointures des tiroirs, à la jonction entre le mur et le plafond ou même dans une tête de vis.
Ce qu’il faut retenir
Étant donné que les punaises de lit sont aussi fines qu’une carte de crédit, elles peuvent se faufiler dans de très petites cachettes. Dites-vous que si on peut glisser une carte de crédit dans une fissure, c’est que cette dernière peut cacher une punaise de lit. Et n’oubliez pas d’aller scruter derrière les papiers peints et les tentures murales. Elles aiment pondre leurs œufs dans cet endroit difficile d’accès et à l’abri des regards.
Les punaises de lit se dissimulent très souvent dans les fissures du plancher, les prises électriques, les matelas ou encore les fauteuils, elles peuvent vite proliférer (pondant environ 15 œufs par jour).
Elles peuvent se trouver dans différents endroits : appartement comme maison, hôtel ou chambres d’hôte, locations type Airbnb, les écoles, une valise…
Une fois infesté, l’appel à un professionnel est souvent nécessaire. Et le prix de l’intervention peut varier selon l’expert contacté. A preva-conseil, nous donnons une formation en ligne pour lutter et se débarrasser contre les punaises de lit à un prix très accessible.
location infestée
Comment savoir si vous avez des punaises de lit chez vous ?
Des taches noires apparaissent un peu partout dans le logement, des traces de sang sur vos draps ou encore des plaques de boutons sur vos bras… Autant de signes qui doivent vous alerter sur leur présence.
Si leurs piqûres ne présentent pas de risques pour la santé, les punaises de lit peuvent toutefois provoquer des crises d’urticaire très gênantes !
Responsabilité du bailleur
Le bailleur doit remettre un logement décent sans nuisibles et parasites
La prolifération des punaises de lit depuis 2010 notamment à Paris, Marseille et en Seine-Saint-Denis a obligé le gouvernement a clarifié la responsabilité bailleur-locataire en cas d’infestation.
La loi ELAN de 2018 a clarifié via son article 142 les critères de décence en y incluant l’absence de nuisibles ou de parasites. Le bailleur est donc tenu de remettre au locataire un logement décent sans punaises de lit, souris ou cafard.
Si le locataire se rend compte dans les jours ou semaines qui suivent son installation que des nuisibles ou des parasites sont présents, il doit donc écrire très rapidement au bailleur pour lui demander de traiter le problème. Il sera en effet simple à prouver que la présence des nuisibles n’est pas du fait du locataire, l’infestation ne pouvant en général pas être créée en quelques jours.
La question est cependant plus complexe si l’infestation est relevée par le locataire en cours de bail, par exemple au bout de quelques mois ou de quelques années.
Responsabilité du locataire
Le bailleur doit donc remettre au début du bail un logement décent, mais comment déterminer la responsabilité éventuelle du locataire ou du bailleur en cours de bail ? Tout d’abord le locataire a une obligation d’entretien du logement, et en cas de manque d’entretien et notamment de nettoyage, les parasites tels que les rats et les cafards peuvent proliférer.
Cela veut dire que le bailleur doit prendre en charge le traitement des cafards, des punaises de lit ou des souris en cours de bail dans le cas de son obligation de délivrance d’un logement décent (en cours de bail et pas seulement à la livraison), sauf s’il arrive à démontrer une négligence ou un manque d’entretien du locataire qui aurait causé l’apparition des nuisibles.
En immeuble collectif la prolifération est souvent répandue dans l’immeuble entier, avec des sources de contamination dans des locaux poubelle, des commerces de pied d’immeuble ou appartement du voisinage mal entretenu. Dans ces conditions ce sera évidemment au bailleur de prendre en charge le traitement ou de faire intervenir l’entreprise mandatée par la copropriété dans le cadre d’un contrat de désinsectisation / dératisation annuel.
Pour les punaises de lit le problème est plus complexe car l’infestation peut très bien advenir dans un logement propre et bien entretenu, par simple contamination via une valise ou un sac. Dans la majorité des cas, sauf à prouver que les punaises étaient présentes à l’entrée dans les lieux, ou que l’intégralité de l’immeuble est contaminée, on peut supposer que les punaises de lit ont été introduites par le locataire, un de ses proches ou un hôte d’où la nécessité de consulter un expert ou de suivre une formation si vous êtes locataire et que votre logement est infesté de punaises de lit.
L’infestation aux punaises de lit conduit au stress et à l’anxiété. En effet, les piqûres de punaises de lit sont très désagréables et démangent. On observe en France une augmentation du nombre d’infestations aux punaises de lit. Ce qui signifie une augmentation de personnes victimes des piqûres de ces dernières. Cependant l’Etat ne considère toujours pas ce fléau comme un problème de santé publique, pourquoi?
Impacts sanitaires
D’après les résultats de l’étude PULI du réseau sentinelles de l’Inserm, d’avril 2019 à mars 2020, environ 72 000 consultations auprès d’un médecin généraliste en France métropolitaine ont eu un motif lié aux punaises de lit. Soit un taux d’incidence de 109 consultations pour 100 000 habitants. Les régions métropolitaines sont différemment touchées : l’incidence est la plus élevée en Auvergne-Rhône-Alpes et PACA (respectivement 216 et 145 consultations pour 100 000 habitants).
Ces résultats permettent d’objectiver pour la première fois l’impact des punaises de lit sur la santé des Français. Parmi les motifs les plus fréquents de consultation, figurait la présence de lésions cutanées (98%), mais aussi la dégradation de l’état de santé psychologique. Ainsi, 39% des patients ayant consulté souffraient d’insomnie et 39% estimaient que l’infestation avait eu un retentissement sur leur vie professionnelle, familiale ou sociale.
Piqûres de punaises de lit : problème de santé publique ?
Point de vue de l’Etat
Pour l’Etat, les punaises de lit sont principalement connues pour les atteintes dermatologiques et allergiques qu’elles occasionnent. La sensibilité d’une personne peut s’accroître si le nombre de piqûres augmente. En cas d’infestation sévère, les punaises de lit sont aussi sources de troubles psychologiques variés, voire d’anémie.
A ce jour, les punaises de lits ne sont pas des vecteurs de maladies.
Comme traitement, l’État préconise simplement de laisser passer dix jours. En effet les piqûres disparaissent d’elles-mêmes. Nettoyer la peau et essayer de ne pas se gratter pour éviter toute surinfection.
Point de vue des médecins, entomologues et spécialistes de la santé
D’après les médecins, les principaux effets suspectés des piqûres de punaises de lit sur la santé sont les maladies infectieuses transmissibles et les conséquences dermatologiques. On néglige souvent l’aspect psychologique.
Il existe plusieurs théories concernant la transmission infectieuse mais aucune confirmation réelle.
Les atteintes dermatologiques, elles, peuvent évoluer vers une papule ou un nodule prurigineux, voire un urticaire, une dermatite eczématide ou une surinfection à type de folliculite ou cellulite. Une hyperpigmentation post-inflammatoire peut également persister après la disparition des lésions. Exceptionnellement, les piqûres de punaises provoquent un choc anaphylactique ou une anémie lors d’une infestation massive si les personnes sont piquées par une grande quantité de punaises, à plusieurs reprises, sur une longue période.
Les symptômes des conséquences psychologiques se manifestent par des cauchemars, l’hypervigilance, l’insomnie ou encore des comportements d’évitement. En 2012, une étude réalisée à Montréal a mesuré l’apparition de symptômes tels que les cauchemars sur 39 patients exposés à une infestation et 52 non-exposés. Si on se réfère à la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un problème de santé publique ne concerne donc pas seulement la santé physique et les maladies mais aussi la santé et la vitalité mentale.
Alors, même si les punaises de lit ne sont pas a priori vecteur de pathologies infectieuses, les conséquences dermatologiques des piqûres de punaises de lit peuvent avoir des répercussions sur la santé.
Mesures prises par le gouvernement pour pallier à ce fléau
Le ministère du logement a constaté une recrudescence d’infestation aux punaises de lit, à partir des chiffres remontés par les professionnels de l’extermination des parasites. Selon eux, 400.000 sites, dont non seulement des logements mais aussi des hôtels, ont été traités en 2018, dernière année de référence, soit presque un tiers de plus que l’année précédente.
Le gouvernement a donc lancé une campagne d’information, avec un numéro (0.806.706.806) et un site (stop-punaises.gouv.fr) dédiés. Il compte aussi demander aux professionnels de se structurer, avec un label à la clé, et prévoit le lancement prochain d’une mission à l’Assemblée nationale pour étudier d’éventuelles évolutions législatives.
Les spécialistes de la santé constatent de leur côté une hausse de consultations médicales sur le sujet. Ses mesures leur semblent insuffisantes car il s’agit pour eux d’un problème majeur de santé publique.
Ce qu’il faut retenir
Les piqûres de punaises de lit sont un véritable cauchemar. Non seulement elles nuisent à notre santé physique mais aussi à notre santé mentale. Cependant le gouvernement français ne les considère pas comme un problème de santé publique. Les mesures prises par le gouvernement ne suffisent pas pour les spécialistes de la santé. Afin d’éviter de vivre encore ce cauchemar, l’option de suivre une formation spécialisée sur ce phénomène semble être la meilleure.
Tous les bailleurs sociaux ne réagissent pas de la même façon face à l’invasion de punaises de lit dans les logements qu’ils possèdent. Certains décident de prendre en charge la lutte, tandis que d’autres laissent cette responsabilité à leurs locataires. Les coûts engendrés par une invasion sont cependant très élevés, ce qui peut être difficile à gérer pour les locataires de logements sociaux.
Paris Habitat est un bailleur social qui possède des logements partout à Paris. Ils se sont impliqués dans l’éradication des punaises de lit, rendant la vie de leurs locataires insupportable.
Paris Habitat assure avoir stabilisé les interventions à 130 logements par mois en 2018 (sur un parc immobilier de 120 000 logements), alors qu’entre 2013 et 2016, le nombre de demandes avait été multiplié par 4.
Le coût total des opérations anti punaises pour Paris Habitat ces deux dernières années s’est élevé à 5 millions d’euros. Il est en effet très difficile de s’en débarrasser et les coûts des interventions efficaces sont très élevés. Cela permet donc de soulager les locataires qui n’ont pas à gérer ce problème.
Cependant, même si à l’heure actuelle, Paris Habitat prend en charge ces interventions, le bailleur prévoit de faire glisser 40% du coût sur l’ensemble des 125 000 foyers de son patrimoine.
Les représentants des locataires au Conseil de concertation locative savent depuis le mois d’octobre que le bailleur souhaite leur faire signer un accord collectif par lequel chaque foyer serait amené à payer solidairement entre 5,50 et 6,96€ par an(5,50€ si le locataire impacté paye 250€, 6,96€ si celui-ci ne paye rien), sachant, qu’à l’heure actuelle, 40% du coût représente environ 860 000€.
Seuls les représentants de la CLCV (Consommation logement et cadre de vie) se sont clairement élevés contre ce scénario,faisant valoir les intérêts financiers des locataires et s’appuyant sur les arguments juridiques fournis par les juristes de la CLCV.
En effet, la loi ÉLAN modifie les obligations des bailleurs, qui doivent désormais garantir, à la location, un logement « exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites ».
Nos juristes considèrent que cette obligation vaut, bien évidemment, pour toute la durée du bail. Cette interprétation est d’ailleurs confirmée par une décision de la CDC (commission départementale de conciliation) datant du 2 avril 2019.
Les bailleurs qui ne prennent pas en charge les interventions de lutte contre les punaises de lit
Tous les bailleurs sociaux ne prennent pas en charge les frais d’intervention, contrairement à Paris Habitat. C’est donc une difficulté financière qui s’ajoute pour des familles qui n’en ont pas forcément les moyens. Souvent, il arrive que les locataires témoignent de l’inactivité de leurs bailleurs qui peuvent mettre des semaines, voire des mois à réagir, ou encore qui ont affaire à des entreprises inefficaces.
Débordés, les bailleurs ? C’est ce qui se dit aussi à propos de la mairie de Paris, qui proposait jusqu’en 2016 un service de désinfestation pour 150 euros – un tarif avantageux – à tous les particuliers. La Ville de Paris concentre désormais son action vers les personnes en difficulté : elle est gratuite « au profit d’associations qui œuvrent pour la lutte contre l’exclusion des Parisiens en situation de précarité ». En 2018, 1 287 interventions de ce type ont lieu, 67 % de plus qu’en 2017.
Au final, ce sont souvent les locataires lambda, sans trop de moyens, qui ont le plus de mal à s’en sortir. A l’instar de Matthieu, en guerre, seul, avec les punaises depuis presque six mois. Le jour de sa troisième intervention, son constat est lapidaire : « Je crois que je vais devenir fou. » Dur de comprendre le ressenti des victimes des punaises de lit, ce sentiment de perdre pied, de s’épuiser avec des tâches répétitives, lourdes, chronophages et qui semblent vaines. « Sans machine à laver et sans congélateur, c’est tout simplement l’enfer. Il faut passer sa vie à la laverie, dépenser des sommes folles au quotidien. »
Jeune travailleur, il a investi plus de 1 000 euros pour déloger ses punaises, alors qu’il était déjà abonné au découvert bancaire. « Tout ça pour rien, visiblement. » Difficile aussi de comprendre l’angoisse des nuits sans dormir. « Pendant plusieurs semaines, je dormais la lumière allumée, pour les éloigner. Mais au bout d’un moment, ça ne marche plus. Je suis devenu quasi-insomniaque. » Se gratter toute la journée, parfois au sang. Avoir des croûtes sur le corps, le visage. Se sentir sale. « Pour la vie privée, c’est handicapant aussi. Je ne peux pas ramener de fille chez moi. Vous imaginez : « Par contre, tu feras attention, j’ai des punaises de lit. » Ça le fait pas trop. »Matthieu rit jaune.
Ce qu’il faut en retenir
Même si certains bailleurs sociaux prennent en charge les frais de désinsectisation des punaises de lit, il arrive souvent que le locataire se retrouve seul face à cette situation et ne sache quoi faire pour se débarrasser efficacement de ces parasites. Les locataires peuvent choisir de suivre une formation afin de se débarrasser des punaises de lit. Preva Conseils en propose une à suivre en ligne, qui peut permettre de réduire les coûts engendrés par la lutte contre les punaises de lit.
Les punaises de lit envahissent de plus en plus de lieux de repos et de vie. Malgré le désagrément qu’elles procurent, elles ne sont pas encore suffisamment prises au sérieux par tout le monde. C’est donc pourquoi Cathy Racon-Bouzon, députée de la 5ème circonscription des Bouches-du-Rhône, a remis un rapport concernant la lutte contre les punaises de lit à la ministre déléguée au logement en octobre 2020.
Les punaises de lit sont de plus en plus présentes. La loi Elan avait déjà fait parler d’elles en faisant de leur absence un critère de décence du logement . Le gouvernement avait également réalisé une campagne de lutte contre celles-ci début 2020, avec l’aide de la CS3D.
Si la loi ELAN, en intégrant la punaise de lit dans les critères de décence d’un logement, a précisé les contours de la responsabilité et désigné le propriétaire « en charge » du traitement, l’interprétation qui est parfois faite de la loi ne permet pas au dispositif législatif d’être suffisamment opérant. Le gouvernement a cherché à clarifier la législation pour garantir un juste équilibre entre bailleurs et locataires et tenter de lever des freins juridiques persistants.
Enfin, malgré une première initiative du ministère en charge de la Ville et du Logement en février dernier pour mettre en place un plan de prévention et de lutte, qui témoigne d’une prise de conscience, la punaise de lit reste la grande orpheline des politiques publiques.
Cependant, il est nécessaire d’aller plus loin pour enrayer cette infestation grandissante. Parmi les pistes d’actions, le développement d’une filière professionnelle à la fois pour le diagnostic et pour le traitement. À ce jour, et malgré une évolution certaine des mentalités, la punaise semble encore largement passer à travers les mailles du filet de l’action publique, ce qui pose la question fondamentale de sa prise en charge par les autorités. En effet, l’infestation progresse, et les moyens de lutte restent insuffisants et non accessibles à tous. Le développement et la professionnalisation de la filière de traitement et de diagnostic apparaissent donc comme une des priorités pour combattre plus efficacement ces parasites, comme le veut le rapport rédigé par Cathy Racon-Bouzon.
Les chantiers d’actions pour lutter contre les punaises de lit
Après 6 mois de travail et plus de 80 personnes auditionnées (services de l’Etat, représentants des bailleurs sociaux et privés, hébergement d’urgence, établissement pénitentiaire, entreprises de désinfection, scientifiques, associations de défense des locataires, acteurs de l’hôtellerie, du cinéma, des transports…), le rapport met en lumière la nécessité de mettre en œuvre un plan d’action global, coordonné, porté en interministériel.
Voici les 6 chantiers d’actions du rapport pour lutter plus efficacement contre les punaises de lit, pour prévenir, agir ensemble, et ne plus subir ce fléau :
Cerner et nommer le problème, développer la connaissance, pour mettre fin aux préjugés, libérer la parole et cibler les actions. Définir une doctrine d’intervention validée par l’État
Renforcer l’expertise : informer/ former, développer de nouvelles compétences, mobiliser les acteurs sanitaires et sociaux
Accompagner la structuration des professionnels en organisant et fiabilisant la filière de traitement et encourager la recherche et l’innovation
Clarifier la législation pour lever les freins juridiques
Structurer un service public de l’accompagnement, coordonner les acteurs aux différentes échelles territoriales
Des pistes de financements pour accompagner la prise en charge des ménages les plus vulnérables et des secteurs d’activités fortement impactés.
Ce qu’il faut retenir
Cathy Racon-Bouzon, ainsi que les autres personnes qui l’ont accompagnée dans la création de ce rapport, ont apporté des nouveaux points d’amélioration pour les mesures déjà mises en place par le gouvernement. Les punaises de lit deviennent de plus en plus un fléau et le gouvernement s’est donc impliqué dans cette lutte contre les punaises de lit.
David Lahouel Expert en risques, Certifié AFNOR.
C’est en mai 2021 que Preva Conseils a lancé la toute première formation pour lutter contre les punaises de lit. Interactive et immersive, la formation s’adresse à toute la famille et met à disposition le savoir-faire d’experts au service des particuliers.
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Punaises de lit : une formation à destination des particuliers
Pour la première fois, Preva Conseils s’adresse aux particuliers.
Afin de mener à bien ce projet, nous avons choisi de traiter d’un thème qui concerne de nombreux foyers français. Il s’agit de la lutte contre les punaises de lit.
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La formation revient sur six points fondamentaux pour éradiquer les punaises de lit. Le premier point vous permet de reconnaître les caractéristiques de la punaise de lit.
Le deuxième point dispense au particulier les conseils pour être autonome dans la lutte contre ce parasite.
Le troisième et quatrième point reviennent sur les mesures de prévention sur le long terme et la façon de repérer l’infestation.
Les effets sur la santé sont également évoqués.
Même sans être directement confronté aux punaises de lit, se former est utile afin d’être armé face à la recrudescence de ce nuisible qui affecte le quotidien de nombreux Français. Les chiffres sont alarmants, une recrudescence de 30 à 35 % est prévue pour les prochaines années.
Preva Conseils souhaite donner la possibilité aux familles d’accéder à un nouveau canal de diffusion des informations et astuces afin d’être débarrassé de la punaise de lit ou d’éviter l’infestation.
Accessible à tous, la formation Preva Conseils pour lutter contre les punaises de lit transmet toutes les dernières connaissances en la matière pour lutter contre ce fléau qui est devenu un véritable enjeu de santé publique.
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